Chemin de croix : Chemin de paix

Projet conjoint Commissariat de Terre Sainte au Canada et Antennes de paix à Montréal

11ème station. Jésus est cloué sur la croix
1ère voix

« Arrivé au lieu dit le Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : «Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font»…Le peuple restait là à regarder ; les chefs, eux ricanaient…Les soldats aussi se moquèrent de lui…L’un des malfaiteurs crucifiés l’insultait… » (Luc 23, 33-34.35.36.39)

2ème voix

Quand la violence se déchaîne, elle commence son travail et le poursuit par la tromperie et le mensonge. Stigmatiser et crucifier « les autres » à tout jamais sont des besognes répandues. Elles installent des personnes et des populations dans l’exclusion et la peur. La violence brise les corps. Elle démolit les esprits et les âmes. Elle défait les cultures.

Céder à la violence et au mensonge soumet toujours à une culture de mort avec ses ricanements, ses moqueries et ses insultes. Tant de chrétiens appartiennent à des Églises et à des familles qui ont pour croix la souffrance et la ténacité dans des conditions douloureuses.

Comment développer et transmettre une culture et un héritage de pardon quand les circonstances et les événements crucifient sans arrêt par le mépris et la mort ? La proclamation de la justice et du pardon surgit souvent du cœur et sur les lèvres de ceux-là mêmes qui connaissent l’abîme du pire.

Benoît XVI a rappelé aux chrétiens de Terre Sainte une parole qui vaut pour tous ceux qui veulent demeurer fidèles au pardon : «L’Église en Terre Sainte, qui a si souvent fait l’expérience de l’obscur mystère du Golgotha, ne doit jamais cesser d’être l’intrépide héraut du lumineux message d’espérance que le tombeau vide proclame.»*

3ème voix

Prions :

Ô Dieu Saint, nous sommes souvent rivés à notre croix sans liberté de mouvement ; que ton Esprit Saint nous apprenne, dans l’abîme du cœur, le chemin et les gestes de la justice et du pardon. Amen

* Benoît XVI, Discours au Saint Sépulcre, le 15 mai 2009.